Icare : fils des lumières

Variation intempestive de nos complexes sur le mythe d'Icare...

10 septembre 2006

Coline Serreau

Coline_Serreau   Née en 1947 à Paris

Une artiste polyvalente :

Elle suit des études de Lettres, entre au Conservatoire de Musique, suit des cours de trapèze à l'Ecole du Cirque d'Annie Fratellini et apprend la danse & se tourne finalement vers les Arts dramatiques. Après l'Ecole de la rue Blanche, elle devient stagiaire à la Comédie-Française et joue pour la première fois sur scène en 1970.

Coline Serreau signe son premier scénario en 1973 ("On s'est trompé d'histoire d'amour" de Jean-Louis Bertucelli). Deux ans plus tard, elle passe à la réalisation avec "Rendez-vous", un premier court-métrage destiné à la télévision. En 1985,Coline connaît la consécration avec le triomphe mondial de "Trois hommes et un couffin", dans lequel un trio d'hommes en mal de paternité est confronté à l'ère de la femme et de la parité. En 1989, son cheval de bataille est la tolérance interraciale avec l'histoire d'amour improbable d'un PDG et de sa femme de ménage noire ("Romuald et Juliette"). Puis ce sera "La crise" et de nouveau le succès grâce à cette peinture sans concession (mais pleine de dérision) du désarroi de toute une époque marquée par le chômage, le divorce, l'éclatement de la famille...

Dans "La belle verte" (1996), Coline Serreau se met elle-même en scène dans un rôle d'extra-terrestre découvrant une planète saccagée par les excès de la société de consommation. Cinq ans plus tard, elle signe le féroce "Chaos", dénonciation musclée d'une société sans courage, six foix nommé aux César. Elle renoue en 2003 avec la comédie qui avait fait son succès en réunissant "18 ans après" le trio de "Trois hommes et un couffin" composé de Michel Boujenah, André Dussolier et Roland Giraud. En 2005, elle persévère dans le registre comique avec le film-choral "Saint-Jacques... La Mecque".

Belle_verte

Un film utopique par excellence :

Quelque part dans l'univers existe une planete dont les habitants evolues et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps quelques-uns d'entre eux partent en excursion sur d'autres planetes. Curieusement depuis deux cents ans plus personne ne veut aller sur la planete Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme decide de se porter volontaire. Et c'est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paname.

Vincent_Lindon

Vincent Lindon

Un acteur porte bonheur :

Comme tout réalisateur qui se respecte, Coline Serreau à un interprête fétiche... Né le 15 Juillet 1959 à Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais, il débute comme aide-costumier. Depuis 1983, il ne cesse de collectionner les rôles de haute mesure ("37°2 le matin", "L'étudiante", "Selon Charlie"...)

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13 septembre 2006

Jim Sheridan

Jim_Sheridan    né le 6 février 1949 à Dublin

Un patriote engagé :

Pourtant plus connu pour son dernier film : "Réussir ou mourrir" avec 50cent, dont l'histoire est inspirée de la vie du rappeur américain, Jim Sheridan a toujours baigné dans le monde artistique. Adolescent, il évolue dans une petite troupe théâtrale fondée par son père. Après des études d'anglais et de philosophie à l'University College de Dublin, il consacre son temps au théâtre, assurant la direction artistique du Projects Art Centre de Dublin de 1976 à 1980, puis dirigeant l'Irish Arts Center cinq ans durant.

En 1989, Jim Sheridan entame une filmographie fortement ancrée dans l'histoire de son pays. "My left foot", qui relate la vie du peintre et écrivain paralytique Christy Brown, impose le comédien Daniel Day-Lewis et redonne un sang neuf au cinéma irlandais. Le film est nommé cinq fois à l'Oscar et remporte l'Ours d'Or à Berlin. Un an plus tard, Sheridan réalise "The field", drame traitant du combat d'un fermier face à des promoteurs immobiliers.

Jim Sheridan, qui officie en tant que scénariste sur tous ses films, retrouve Daniel Day-Lewis en 1993 pour "Au nom du père", drame inspiré du procès à scandale des "Quatre de Guildford". Il poursuit sa collaboration avec l'acteur en 1997 avec "The boxer", ou l'histoire tragique d'un boxeur déchu sur fond de conflit irlandais.

Producteur de la plupart de ses films, mais également pour d'autres ("Agnes Browne" d'Anjelica Huston, "Bloody sunday" de Paul Greengrass), Jim Sheridan fait, en 1998, une petite apparition en tant qu'acteur dans "Le général" de John Boorman. En 2002, il met en scène son cinquième long-métrage, le drame "In America".

Au_nom_du_pere

Le film qui a marqué mon adolescence :

En 1975, Gerry Conlon, jeune delinquant originaire de Belfast, est arrete par la police londonienne qui l'accuse d'etre l'instigateur des attentats terroristes a Guildford pour le compte de l'IRA. Sous la pression des policiers, Gerry signe des aveux fabriques de toutes pieces qui non seulement le mettent en cause mais egalement Pau Hill son ami d'enfance, un couple d'amis hippies, ainsi que plusieurs membres de sa famille dont son propre pere.

In_America

La plus belle scène d'amour qui ai jamais existé :

Après la perte tragique de leur fils, Johnny et Sarah décident de quitter l'Irlande accompagnés de leurs deux fillettes. En quête d'une vie nouvelle, ils s'installent à New York où leur rencontre avec un artiste tourmenté changera leur existence à jamais.

Daniel_Day_Lewis

Daniel Day-Lewis

Un interprête qui colle à la peau :

Né le 29 avril 1957 à Londres, il étudie les arts dramatiques à la Bristol Old Vic School, avant de faire sa première apparition cinématographique (non créditée) dans le rôle d'un petit malfrat pour le drame "Un dimanche comme les autres". Il lui faudra attendre 10 ans pour démarrer sa carrière ("Les révoltés de Bounty", "Le dernier des Mohicans", "Gangs of New York"...)

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30 septembre 2006

Quentin Tarantino

Tarantino Né le 27 mars 1963 à Knoxville, Tennessee

Monsieur "100 000 genres" :

Très féru de cinéma, Quentin Tarantino a créé un univers de violence extrême qui reste esthétique et fait de nombreuses références plus ou moins visibles au cinéma d'action de différents pays. Il s'est construit une impressionnante culture cinématographique, essentiellement redevable à son emploi au sein d'un vidéo-club : il n'a jamais fréquenté d'école de cinéma. Son style est très reconnaissable avec une écriture rapide et nerveuse qui fait parfois penser à la bande dessinée.

Il porte également une attention soutenue au choix des bandes son qui soutiennent l'action, les bandes-sons de "Pulp Fiction" et de "Kill Bill" ont ainsi remporté un grand succès en dehors du film. "Réservoir Dogs" avait marqué les cinéphiles par son huis-clos ultra-violent ; "Pulp Fiction" a également impressionné par son scénario non-linéaire et le retour à la scène de John Travolta (sans parler d'un Bruce Willis à contre emploi). En 2004, il réalise son rêve de jeune réalisateur : devenir le président du jury du Festival de Cannes.

reservoir_dogs_2_

Un remake sans make up :

Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d'entre eux les a trahis.

michael_madsen

Un silencieux qui en impose :

Né le 25 Septembre 1959 à Chicago, Michael Madsen se passionne pour les classiques du cinéma et du théâtre. Après avoir vu "Des souris et des hommes" au Steppenwolf Theatre de Chicago, il se décide à devenir acteur. Enchaînant toute une série de petits boulots - peintre en bâtiment, infirmier, réparateur, pompiste, il s'établit à Los Angeles et y décroche ses premiers rôles dans des séries télévisées comme "Deux flics à Miami", "Cagney et Lacey" ou encore "St. Elsewhere".

En 1983, il fait ses premiers pas au cinéma en jouant
dans le film à succès de John Badham "War games". En 1989, sa prestation de truand psychopathe souhaitant en découdre avec Val Kilmer dans "Kill me again" l'impose dans les rôles de méchants patibulaires. Une consécration que vient confirmer sa terrifiante performance dans "Réservoir Dogs". Il y incarne Mr. Blonde, gangster passé maître dans l'art du découpage d'oreille.

uma_thurman

La femme qu'il voulait être :

Née le 29 Avril 1970 à Boston, Uma Thurman grandit à Ameherst, dans le Massachusetts, et à Woodstock. Remarquée par deux impresarios new-yorkais dans une école préparatoire de Nouvelle-Angleterre, elle rejoint un an plus tard la Professional Children's School pour embrasser la carrière de comédienne. Elle tient son premier rôle en 1988 dans "Johnny be good" de Bud Smith. La même année, elle s'impose dans deux succès internationaux : "Les aventures du baron de Munchausen" de Terry Gilliam, où elle incarne une juvénile et pulpeuse Vénus, & "Les liaisons dangeureuses" de Stephen Frears.

1994 est l'année de la consécration : Uma Thurman se retrouve en tête d'affiche du cultissime "Pulp Fiction", Palme d'Or au Festival de Cannes. Son rôle de pseudo-actrice junkie victime d'une overdose lui vaut d'être citée à l'Oscar du Meilleur second rôle féminin.

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11 octobre 2006

Cédric Klapisch

C_dric_Klapisch Né le 4 Septembre 1961 à Neuilly-sur-Seine

Le "Peter Pan" du cinéma :

Après une maîtrise de cinéma à Paris et un Master of fine arts à l'Université de New York, Cédric Klapisch réalise des courts métrages ("Glamour toujours", "Jack le voyeur", "Ce qui me meut"). Il s'attaque en 1991 à "Riens du tout", qui tourne en dérision la communication d'entreprises. Adepte des comédies sociales, il réalise ensuite "Le péril jeune" (1995), sur le milieu étudiant dans les années 70 où apparaît Romain Duris, qui deviendra son acteur fétiche.

Romain Duris travaillera en effet à nouveau avec le réalisateur sur "Chacun cherche son chat" (1996). La même année, Cédric Klapisch accepte d'adapter à la demande de Agnès Jaoui et JP Bacri leur pièce de théâtre, la comédie grinçante "Un air de famille", qui remporte le César du Meilleur scénario. Pour son projet suivant, le film d'anticipation "Peut-être" qui se déroule lors de la soirée du 31 décembre 1999, Cédric Klapisch peine à trouver un financement. Il arrive néanmoins à boucler le tournage qui réunit à l'affiche JP Belmondo et son complice Romain Duris.

En 2002, il renoue avec la comédie sociale avec "L’auberge espagnole", en racontant les péripéties d'une sympathique brochette de jeunes étudiants inscrits au programme Erasmus dont il réalisera la suite, "Les poupées russes" en 2005. En 2003, Cédric Klapisch enchaîne ensuite avec le tournage de "Ni pour ni contre (bien au contraire)", un film de gangsters qui tranche radicalement avec ses oeuvres précédentes.

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Comment immortaliser la nostalgie :

Quelques jeunes hommes se retrouvent plusieurs années après avoir quitté le lycée. Ils assistent pendant son accouchement la compagne de leur meilleur ami, mort une semaine auparavant d'une overdose. C'est pour eux l'occasion de confronter leurs souvenirs.

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Romain Duris

Un comédien multifacettes :

Né à Paris, le 28 mai 1974. Il a étudié les arts appliqués, mais il a abandonné la peinture, pour se tourner vers la musique, où il crée un groupe de jazz-funk-rap, pour l'abandonner aussi. Et, c'est un peu par hasard qu'il s'est tourné vers le métier d'acteur. Romain Duris est un acteur éminemment versatile, crédible aussi bien dans les rôles de fantaisie légère ("Peut-être") que dramatique ("De battre mon coeur s'est arrêté"), ou déjanté ("Doberman").

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07 novembre 2006

Ecologie & cinéma

Festival_environement

Du 22 au 28 novembre 2006, se déroulera à Paris (cinéma La Pagode), le Festival International du Film d'Environement. L’objectif du Festival est de réunir le cinéma, l’audiovisuel et l’environnement. Sa mission est d’informer, de sensibiliser et d’éduquer le grand public à l’éco-citoyenneté.

Au cours de ces dernières années, la programmation s’est voulue plus sélective et s’est tournée plus largement vers l’international. Le Festival s’est ouvert, au-delà des seuls thèmes de l’environnement, pour aborder des sujets plus vastes liés au développement durable et solidaire.

La programmation aborde désormais les thématiques suivantes : protection de la nature, lutte contre les nuisances, gestion raisonnée des ressources, qualité de l’air, effet de serre, transports, énergie, qualité de l’agriculture, santé et environnement, environnement urbain, qualité de l’habitat, emploi, solidarité et lutte contre la pauvreté, démocratie participative, gouvernance, tradition et modernité, relations nord-sud, est-ouest, flux migratoires et intégration, évolution de la planète...

Sous l'égide de la Région Ile-de-France, le Festival a cette année pour parrain le photographe Yann Arthus-Bertrand. "L’écologie nous apprend que tout est lié : le monde physique et le monde vivant, les individus, les espèces et les écosystèmes. Bien sûr notre vie de tous les jours nous offre des occasions d’éprouver ce lien fondamental avec le reste de la planète."

La compétition est partagée en 3 catégories : "Fiction", "Documentaire" et "Court métrage". 5 prix seront en tout remis, dont le Grand Prix (d'un montant de 8 000 euros) et le Prix spécial du jury (4 000 euros).


"Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais en revanche il n'y en a pas assez s'il s'agit de satisfaire le désir de possession de chacun."

GANDHI

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28 novembre 2006

Dernier caravansérail

Caravans_rail

Filmé en 2 parties, "Le fleuve cruel" et "Origines et destins", ce spectacle de théâtre créé en 2003 par le Théâtre du Soleil est une série d'histoires, de miettes de destins, de parcelles de vie d'hommes et de femmes, ceux que l'on nomme "réfugiés", "clandestins", "migrants", et qui, entre eux, s'appellent noblement les "voyageurs".

C'est un océan d'odyssées écaillées par le temps, héroïques ou banales, toujours dramatiques. "Le Dernier Caravansérail" voudrait être maintenant un film, un vrai film de cinéma. (source allociné)

 

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12 janvier 2007

Actu festival...

Stephen_Frears

PARIS (Reuters) - Le jury du 60e Festival de Cannes sera présidé par le cinéaste britannique Stephen Frears, a annoncé jeudi le comité d'organisation.

"Stephen Frears vient d'accepter la présidence du jury du 60e Festival de Cannes, qui aura lieu du 16 au 27 mai prochain", annoncent les organisateurs dans un communiqué.

"C'est bien sûr un honneur mais aussi un plaisir de pouvoir découvrir des films sensationnels, venus des quatre coins du monde, surtout dans une ambiance aussi prenante. God Save Cannes! (et la Reine, bien sûr)", a réagi le réalisateur de "My Beautiful Laundrette" et des "Liaisons Dangereuses", suivant le communiqué.

Le président du Festival, Gilles Jacob, s'est félicité de ce choix. "Le 6Oe festival se place d'ores et déjà sous une bonne étoile, celle de l'intelligence, de l'esprit et d'une certaine impertinence", a-t-il dit.

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16 janvier 2007

FIPA 2007

FIPA2007

20ème FIPA du 23 au 28 janvier à Biarritz, avec une centaine de films


PARIS (AFP) - Le Festival international de programmes audiovisuels (FIPA), du 23 au 28 janvier 2007 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), fête cette année ses 20 ans en présentant une centaine de films du monde entier.

Pour cette 20è édition, le FIPA a retenu 107 films, au sein de six catégories : fictions ; séries et feuilletons ; documentaires de création et essais ; grands reportages et faits de société ; musique et spectacle ; programmes courts. Pierre-Henri Deleau, délégué général du FIPA, et la réalisatrice Caroline Huppert, nouvelle présidente du festival, ont à nouveau regretté la frilosité des chaînes télévisées françaises, qui rechignent à diffuser des programmes provenant d'ailleurs que la France, la  Grande-Bretagne ou les Etats-Unis. "Les chaînes diffusent de moins en moins de films hors quota français" et "cela exprime un repli inquiétant", a déclaré Mme Huppert lors de la conférence de presse de présentation lundi. "Plus la mondialisation avance, plus les cultures se replient".

Dans la section fictions seront présentés côté français le très attendu "En marge des jours" d'Emmanuel Finkiel, réalisateur du remarqué "Voyages" en 1999 (César de la meilleure première oeuvre), "Monsieur Max" de Gabriel Aghion, film sur le poète Max Jacob, et "René Bousquet ou le grand arrangement" de Laurent Heynemann, avec Daniel Prévost dans le rôle de René Bousquet.

Pierre-Henri Deleau a noté "une arrivée massive de programmes provenant du bassin méditerranéen" parmi les candidats à la sélection "ainsi que de Russie". "Nous avons eu également beaucoup de candidatures du Japon, de la Chine et de l'Australie, ce qui montre que le FIPA voit son assise internationale grandir", s'est-il félicité.

Le festival s'ouvrira par la projection d'un film de fiction britannique, "Mort d'un président", de Gabriel Range, qui passera le soir même sur Canal+. Pour fêter les 20 ans, des critiques francophones présenteront chaque jour leur film coup-de-coeur. Le jury comprend 30 personnalités issues de 17 pays. Plusieurs débats seront organisés, avec pour thèmes les élections et la télévision ou les frontières ambiguës entre le documentaire et la fiction. Le comédien Bernard Giraudeau recevra le Fipa d'honneur 2007.

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18 janvier 2007

1er salon du cinéma

Salon_du_cin_

Le week end dernier, à Paris, se déroulait le 1er Salon du Cinéma. Une initiative pour vulgariser les métiers du cinéma certes louable...

  Alors, ce salon du cinéma ? Paris avait son salon de l'agriculture, du chocolat, du thermalisme, et tant d'autres encore, il lui fallait, semble-t-il son salon du cinéma. Animal étrange, gourmandise délectable, cure de jouvence, après tout n'est-il pas tout cela aussi ? En manque de frénésie festivalière, janvier étant un mois bien frileux en manifestations cinématographiques, je ne pouvais donc pas manquer ce rendez-vous parisien. Arrivée de bonne heure le jour J, comme toute festivalière assidue qui se respecte, je dois attendre (jolies réminiscences de mes pérégrinations festivalières) que les portes s'ouvrent... vingt minutes après l'heure prévue. Des techniciens collent encore les affiches, et notamment celle du salon, je ne m'arrête pas à cette impression première d'amateurisme. Le cinéphile sait que si tout peut se jouer dans les premières minutes, il faut toujours aussi attendre la dernière seconde pour se faire une impression. Une porte qui imite vaguement un décor marocain procure à ce salon des allures du parc à la célèbre souris aux grandes oreilles ici en manque de moyens. Avec témérité, je poursuis néanmoins mon chemin, et déambule dans les allées encore presque vides, l'occasion d'observer de près le carrosse du film "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola, vestige esseulé d'une autre et fastueuse époque, si banal de près, et sans grand intérêt si ce n'est peut-être de rendre hommage à la talentueuse réalisatrice qui a magnifié ce décor d'Anne Seibel. Un peu plus loin se trouve le stand du Maroc, puis celui de Bollywood, des aigles au regard menaçant en attente de spectateurs ... ou de proies, un stand Virgin, le disproportionné stand de la SNCF, un stand Unifrance, un stand de coussins (si, si) un stand du Forum des Images qui nous apprend que la déjà fameuse bibliothèque n'ouvrira qu'à l'automne, quelques stands d'écoles de cinéma, et partout des stands d'une boisson alcoolisée. Pour un peu, je me serais demandée si je ne m'étais pas trompée de salon et si je ne m'étais pas retrouvée à celui de l'alcool.   Un mélange incohérent dont le cinéma est vaguement le fil directeur. Tout cela ressemble plutôt à une vaste foire, à moins que ce ne soit un hommage conceptuel aux origines du septième art et au spectacle de foire qu'il était alors.

Ayant fait le tour en quelques minutes (le salon se réduisant à la moitié du hall 6 du parc des expositions), j'en profite pour me rendre au stand de l'UGS et acheter ma gazette adorée, trésor inestimable car difficilement trouvable. Je reste tout de même pour la conférence des scénaristes où il est avant tout question d'audace et de persévérance. D'ailleurs d'audace et de persévérance il sera question à chaque conférence sur les métiers du cinéma. Je ne peux qu'abonder dans leur sens.  Au milieu de ce brouhaha, je perçois néanmoins quelques étincelles passionnées dans les yeux des intervenants. Certains parlent de chance aussi. Je ne crois pas. Ou alors si infime ou alors une chance qui se fabrique. Des étincelles donc. Dans les yeux de Philippe Lioret avant tout. Qui parle de sa passion du scénario. De son admiration pour Claude Sautet. De quelques jours avec moi et du Mauvais fils. De cette influence flagrante dans chacun de ses films. De son bonheur quand une spectatrice lui dit qu'il arrête le temps. Oui, c'est ça "arrêter le temps". Créer une dimension parallèle, faire oublier, transcender la réalité, aussi. Il parle aussi de cette poignante chanson Lili qui a sublimé ce film. Et puis il parle de persévérance et d'audace lui aussi. Lui succède Isild Le Besco venue parler de Charlie, le film dont elle vient de terminer le montage et dans lequel son frère tient le rôle principal. Le sujet me rappelle le magnifique film d'Emmanuelle Bercot, Clément. La réalisatrice semble avoir influencé son actrice fétiche. Un peu ailleurs, voire totalement absente. Le lendemain, c'est au tour de Danièle Thompson. De parler. Longtemps et le regard étincelant aussi. De persévérance et,  paraphrasant Suzanne Flon dans Fauteuils d'orchestre, de prise de risques, aussi. Un instant je retrouve cette indécence involontaire des festivals quand un homme, fébrile, et déjà plus si jeune, lui rappelle avec orgueil qu'il a « tourné sous sa direction », je me dis que s'il avait tourné avec elle, elle s'en souviendrait, avouant qu'il était figurant (bah tiens) parlant de lui, de son fils star en devenir car quand même "premier rôle d'une série",  l'oubliant elle, imperturbable d'ailleurs, ne s'arrêtant plus, spécifiant qu'il était l'ami (intime hein)d'un autre figurant, que ledit figurant la remerciait etc. Un scénariste qui aurait voulu illustrer la vanité (dans les deux sens du terme) n'aurait pas mieux fait.  Touchant de pathétisme.  Pendant ce temps Niels Tavernier tourne un court métrage faisant participer le public. Et des bandes annonces passent. Et une autre conférence se déroule à côté.  Et des aigles impatients se font entendre. Ils ne manquent pourtant pas de proies, le salon a même dû momentanément fermer ses portes pour faire face à l'influence. Et des courts métrages en sélection pour les César. J'en aperçois un : Les Volets. Cruel. Intéressant. Je n'aime pas apercevoir un film. J'aime le savourer. J'aurais plutôt dû venir au salon du chocolat. Et des démonstrations de kung fu et d'effets spéciaux. Et tout cela ne ressemble plus à rien. Si : à ce à quoi on veut assimiler le cinéma : une marchandise comme les autres. On incite à zapper, à passer d'un stand à un autre, d'un film à l'autre, à regarder sans voir, à entendre sans écouter. Plus loin, un scénariste raconte : pour écrire un film par exemple sur un chauffeur de taxi il faut forcément avoir été taxi au moins quelques temps soi-même, assène-t-il fièrement devant un public admiratif et conquis. Et pour écrire un film de truands il faut avoir braquer combien de banques ? Je me dis que, dans ce cas, Schoendoerffer ne doit alors pas être très fréquentable. Je me dis que décidément on entend n'importe quoi. Alors je repars, me souvenant néanmoins de la petite étincelle, faisant écho à la mienne, à ma persévérance, à mon envie insatiable d'écriture et d'arrêter le temps, encore et encore. Je repars laissant un public déchaîné écouter Michaël Youn (mon sens du sacrifice pour vous a ses limites) me promettant de relire sa « filmographie » certaine d'avoir raté un chef d'oeuvre du septième art au regard de sa fierté, je n'ose dire prétention. Bon, si, je le dis.

L'objectif de ce premier  salon est paraît-il dès l'an prochain (hum)  d'être l'équivalent pour le public du Festival de Cannes pour les professionnels. De Cannes qui rappelons-le a 60 ans cette année. De Cannes qui rappelons-le a quand même célébré et fait émerger parmi les plus grands chefs d'œuvre du septième art. L'équivalent de Cannes donc. Je vous laisse juges.

L'objectif des 50000 visiteurs a été dépassé. Profusion de bruit et de spectateurs. Faire entrer le public dans les coulisses : génération TV réalité pour qui il faut tout démythifier. En tout cas cela prouve  que la demande du public est là, qu'un festival de cinéma manque à Paris. Je vous renvoie à mon idée, peut-être pas si absurde, de création d'un festival à Paris : ici.


Par Sandra.M
Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole

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08 février 2007

Festival du film de Berlin

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BERLIN (AFP) - Le 57e festival du film de Berlin (8-18 février) s'ouvre aujourd'hui avec le film français "La môme" d'Olivier Dahan, qui retrace la vie de la célèbre chanteuse Edith Piaf et concourt pour l'Ours d'or au côté de 21 films du monde entier.

Parmi les stars attendues, figurent Cate Blanchett et David Soderbergh, venus défendre le film "The Good German", polar en noir et blanc qui se déroule à Berlin dans les années 1940, ou encore Clint Eastwood, Isabella Rossellini, Robert De Niro,  Sharon Stone, Lauren Bacall et Marianne Faithfull.

Projeté à l'ouverture, "La môme" - intitulé à l'international "La vie en rose", du nom d'une célèbre chanson de Piaf -, ouvre une compétition dont le jury est présidé cette année par le réalisateur américain Paul Schrader. Le jury comprend les comédiens William Dafoe (USA), Mario Adorf (Allemagne), Hiam Abbass (Palestine), Gael Garcia Bernal (Mexique), la productrice Nansun Shi (Hong Kong) et la monteuse Molly Malene Stensgaard (Danemark). Outre le prestigieux Ours d'or du meilleur film, ils décerneront le 18 février les Ours d'argent du meilleur réalisateur et des meilleurs acteurs masculin et féminin, ainsi que le prix du meilleur premier film, créé en 2006.

Parmi les films les plus attendus d'une programmation très axée sur la politique, domaine de prédilection de la Berlinale, figure "Lettres d'Iwo Jima" de Clint Eastwood (hors compétition) qui rend hommage aux vies sacrifiées lors d'une bataille emblématique de la Seconde Guerre mondiale, vue côté japonais. "Lettres d'Iwo Jima" est le pendant des "Mémoires de nos pères", qui racontait la même bataille vécue par les soldats américains. Autre film-événement: "The good shepherd" ("Le bon berger") de Robert De Niro, retrace la naissance des services secrets américains.

Parmi les films ancrés dans une actualité brûlante, "Beaufort" de Joseph Cedar évoque la dernière unité de Tsahal présente au  Liban sud en 2000, et "Bordertown" de Gregory Nava sur la dure vie des ouvrières mexicaines employées dans les usines de Ciudad Juarez, à la frontière avec les USA.

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