Icare : fils des lumières

Variation intempestive de nos complexes sur le mythe d'Icare...

28 septembre 2006

Réflexion...

"Heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartiens"

Il ne croyait pas si bien dire. Si je fait le résumé de ce que j'ai vécu, je peux me rendre compte que les moments les plus marquants (ceux qui me viennent en tête le plus facilement) sont dénués de raison.

Alors comment me débarrasser de ce phénomène incontrôlable de mon cerveau ? Il y a trop de questions inutiles, trop de personnes qui veulent influencer le destin des autres par haine, cupidité, avidité ou simplement par égocentrisme. Un ami me faisait remarquer que c'est ce qu'on appelle la sélection naturelle : manger ou être mangé. Vision un tant soit peu réductrice, n'est-il pas ?

Mais essayons de relativiser... L'Homme est un des plus grands prédateurs sur Terre et n'a donc plus grand chose à craindre au niveau de la chaîne alimentaire. Rechercherait-il la dominence et le pouvoir uniquement pour pallier à son manque de chasse, comme un placebo ? Pour ma part, la grande question qui reste en suspend est de savoir si je resterais assez fort pour ne pas être mangé, quand j'ai choisi de ne pas manger.

Bref, si j'étais simple d'esprit je ne me ferais pas chier avec toutes ces questions. Ce serait le paradis... Le hic, c'est que je ne pourrais pas partager cet endroit facsinant et merveilleux avec ceux qui n'ont pas la chance de le percevoir. Pourtant il existe. Il est là... tapis au fond de notre coeur... enfoui sous des tonnes de malheur à peine plus moches que les prochains et à peine moins moches que ceux de notre voisin.

Quand enfin on l'apperçoit puis qu'on regarde les "zombis" qui nous entourent, on se sent malheureux et seul. Comme le fameux prisonnier qui, au fond de la grotte essaye désespérément de retranscrire la chaleur d'une douce lumière, à ceux qui, enchaînés ne pouvaient la découvrir.

*   *   *   *   *

Je viens de relire ce texte qui date & de me rendre compte qu'il y avait un point sur lequel je faisais erreur... Aujourd'hui, l'Homme ne se préoccupe plus de son transit intestinal (merci l'industrie). Du coup, la phrase "manger ou être mangé" est devenue obsolète : on dit plutôt "tuer ou être tué" (ce qui, à mon sens, est encore plus inhumain) Quel gâchi !

Matthieu I. Nachvé

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10 octobre 2006

Contre courant...

Je suis prêt à faire des efforts pour la personne qui prendra ma place le jour de ma mort...

Ils sont nombreux à vouloir te dire comment vivre : "moi, à ta place..." ; mais aucun d'entre eux n'est capable de nous apprendre comment mourir. Le pire, c'est qu'ils reprochent leur échec aux esprits libres : "Je ne veux pas y arriver donc tu ne dois pas réussir". Ils collectivisent la vie comme on génocide des masses...

C'est si facile de rendre les armes & devenir l'un d'entre eux. Pouvoir alimenter son ulcère en toute impunité et demander à la Sécu d'être remboursé. Trouver la formule mathématique qui permet de fermer les yeux sur les horreurs que l'on finance. Imposer un rythme de vie, autant de martèlements inutiles : "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt". Même cette expression fût détournée et accaparée par un monde d'avarice...

Et si "se lever tôt" signifiait "prendre conscience rapidement"...

Matthieu I. Nachvé

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20 octobre 2006

Les picassiettes me refont le portrait...

Dans ce monde Doriane au milieu duquel je vis, même les lanternes rouges sont artificielles...

Matthieu I. Nachvé

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02 novembre 2006

Collectivisme précaire...

"Il est dangereux de croire que l'on peut trouver chez les autres sa propre raison de vivre"

Matthieu I. Nachvé

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08 novembre 2006

Les voyages en train...

Quand je retourne vers un point déjà franchit
Je préfère regarder d'où je viens
Pour bien voir ce que je quitte
Mais quand je vais à l'inconnu
Je regarde où je vais car je ne perd rien
Je garde la main tendue sur ce que je retiens pour ne pas le laisser en pâture aux fantômes

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20 novembre 2006

Discussions d'airain

On veut toujours en face de soi l'oreille qui se prête au récit de nos mésaventures.
On raconte des histoires où il ne se passe rien, mais
il aurait pu se passer quelque chose.
& c'est ça l'intrigue !

TDL

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06 mars 2007

L'Etat & les dérives sectaires

miviludes


Selon un rapport de MIVILUDES (Mission Interministérielle de VIgilance & de LUtte contre les DErives Sectaires) résumé dans le canard Le Dauphiné Libéré du 25 Janvier 2007, par un article intitulé Les gourous modernes sont arrivés :

« On parle de dérive sectaire quand il y a une emprise manifeste sur la personne […] Cette emprise qui se traduit par un embrigadement physique & moral, s’insinue dans la vie de tous les jours […] Il y a danger s’il est particulièrement coûteux, exigeant en temps & en obéissance » — Mes sources étant visiblement données, on ne pourra m’accuser de flouter les pistes.


Lisant cet article, & particulièrement accroché par ce passage retranscrit pas moi-même, il me vint en surface du corps silencieux la question suivante : Quelle différence existe entre les « dérives sectaires » & le systèmes social qui les condamne ?


L’octroiement de l’individu par le corps social est un fait de naissance, une condition admise sans consentement, sans choix possible — l’embrigadement social est une réalité immuable de l’individu citoyen qui n’est compris & envisagé par le systèmes — structurellement déshumanisé — qu’en tant que rouage de la mécanique politique.

Depuis son premier mot, son premier pas, son premier geste, son premier cri, son premier souffle, l’individu est citoyen : il appartient à un complexe politique dont l’envergure & les rouages lui échapperont longtemps — sinon toujours. (Sur l’infrastructure carcérale du corps social, lire Surveiller & punir de Michel Foucault — édition TEL Gallimard).


Vivre au sein d’un système social, en tant qu’animal politique, n’est-ce pas fort coûteux — on ne cesse de payer, de payer, de payer… & les maigres consolations fiscales que l’on fait miroiter devant les yeux fatigués du contribuable ne suffisent pas à faire oublier l’amertume en dépôt sur la facture que les mains avides de l’Etat nous sert sans trembler —.

Le maintien des infrastructures, la fonctionnalité du système & la santé du corps social ne sont-ils pas exigeants « en temps & en obéissance » ? L’individu citoyen passe la plus grande partie de ses jours à travailler — le plus souvent sur une branche socioprofessionnelle ruinant ses rêves & ses espoirs de gosse encore ignorant — à sacrifier son temps de culture égoïste pour subsister dans un esclavage auquel on prête toutes les vertus de l’humanité — l’abrutissement industriel comme essence de l’homme—, contre le travail du corps, la sculpture de soi, selon son propre rythme & sa propre endurance.


L’individu citoyen est soumis, depuis son incorporation dans le système de la famille, à des règles, règlements, devoirs, lois & morales auxquels il doit se plier s’il veut rester dans le droit chemin, s’il veut vivre une vie normale (Ici encore lire les analyses de Michel Foucault).

Faut-il dès lors sauter sur les conclusions hâtives & romanesques, parce qu’on voit dans la descriptions des symptômes d’une « dérive sectaire », les mêmes symptômes qui nous renseignent de notre condition d’animal politique, & faire de la société une vaste secte fort habile ?


Ce serait alléger à la notion de secte une vérité plus-que-conceptuelle — une vérité en soi… Ce serait oublier que cette notion de secte fut forgée par le vocabulaire de ceux-là mêmes qui ont un intérêt à jeter le discrédit sur une société parallèle susceptible de leur faire concurrence &, si ce n’est les mener droit à la faillite, du moins les priver de certaines parts de marché — une petite secte n’est pas à craindre, car le nombre d’adhérent sera faible, très faible, en proportion de citoyens inscrits ou non-inscrits sur les listes électorales ; mais la multiplication des sectes est à craindre pour la santé de l’Etat —


Une guerre déclarée sainte est donc engagée, mais l’Etat ne combat jamais que ses propres enfants, aux armes similaires, aux ressemblances frappantes ; il renie son engeance illégitime, la refoule & la rejette, s’impose comme son ennemi irréductible, jette le discrédit sur l’infrastructure de ces organismes, & sur leurs modes de fonctionnements, en prenant bien soin de dissimuler, sur son propre corps, les origines de cet embrigadement de l’individu par un système anthropophage ; il se drape des vertus d’une morale millénaire, en se persuadant lui-même qu’il est du bon côté de la sentence.


L’Etat est une vieille entreprise trop soucieuse de garder le monopole, & elle y parvient, la garce. — Pour combien de temps ?

Thomas D. Lavorel

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20 mai 2007

Nostos, Logos & Arimiste

Si l'on comparait la vie à un parcours, chacun choisirait son itinéraire... il y aurait des autoroutes à 4 voies au moins, des nationales 7, des départementale ombragées & des chemins de randonnées. Hier nous sommes arrivé à un carrefour : un croisement qui permettait à nos voies de se réunir à nouveau.
Alors on a fait bivouac...

Ma Vie Au Soleil (Riké)

J'ai longtemps pensé que mon bonheur
Rimerait avec ailleurs
Regardant l'horizon, en attendant mon heure
J'ai souvent pensé que le destin
M'emmènerait au loin
Me poussant à l'exil, mais seulement pour mon bien
J'ai espéré partir
Voir mon avion venir
Pour n'pas laisser les rêves ternir et enfin construire

Refrain:
Ma vie au soleil
Au pays des merveilles
Mon île
éloignée du béton des villes

101_4550


J'ai pris l'temps d'aller voir ailleurs
J'ai pas croisé l'bonheur
Juste des hommes qui comme moi
Rêvaient d'une vie meilleure Sur l'chemin du retour j'ai essayé de comprendre
Où se trouve  cet éden que chacun semble attendre
On rêve de ce qu'on a pas
Sans voir ce que l'on a
Y a tout autour de moi
Pour construire de mes bras

Refrain:
Ma vie au soleil
Au pays des merveilles
Mon île
éloignée du béton des villes

101_4551

J'suis parti en quête de mes rêves, sans m'accorder de trêve
Pas une seconde à perdre tant qu'j'vois que la vie est brève
C'est ici chaque jour que j'construis de quoi nourrir ma vie
En délire, en sourire, en amour, en plaisir
J'ai oublié l'ailleurs, en profitant de chaque heure
Sans même me rendre compte, j'ai trouvé mon Bonheur

Refrain:
Ma vie au soleil
Au pays des merveilles
Mon île
éloignée du béton des villes

101_4552

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07 août 2007

Lacher prise...

SI TU PLONGES


Puisque tu es né de moi
La vie continuera
Et tu découvriras
L'indifférence
Que veux-tu que je t'apprenne
Tes questions seront les miennes
Et tu chercheras ta vie
Ta différence
Ce sont toujours les regrets
Pas les remords qui nous rongent
 
Mais si tu plonges
Y a des montagnes d'amour qui t'attendent
Y a des mains, y a des poings qui se tendent
Si tu plonges
Tu prendras ton élan vers le ciel
Comme l'oiseau quand il déploie ses ailes
Si tu plonges
 
On te dira qui aimer
On te dira quoi chanter
On te dira où aller
Pour tenter ta chance
Mais balaie toutes ces idées
Ne garde que ce que tu es
Ce que tu veux devient vrai
Si tu avances
Ce sont toujours les désirs
Pas les plaisirs qui nous rongent
 
Mais si tu plonges
Y a des montagnes d'amour qui t'attendent
Y a des mains, y a des poings qui se tendent
Si tu plonges
Tu peux tout, tu peux toucher le ciel
Comme l'oiseau quand il déploie ses ailes
Si tu plonges
 
Tiens-toi droit tends les bras
Le vertige
N'y pense pas
Ne regarde pas en bas
Regarde droit devant toi
Ça ira
Si tu y crois
Si tu crois en toi
Concentre-toi
Ne pense qu'à ça
Fais le vide en toi
Allonge tes bras
Avance d'un pas, et... plonge
 
Si tu plonges
Y a des montagnes d'amour qui t'attendent
Y a des mains, y a des poings qui se tendent
Si tu plonges
Tu prendras ton élan vers le ciel
Comme l'oiseau quand il déploie ses ailes
Si tu plonges

Michel BERGER

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12 janvier 2008

Retard à la détente

1er Janvier 2008

Quelques date importunent se notent dans les calendriers. Premier jour de l'année, cinq heures zéro six. L'année du 8, l'année de l'infini, l'année de l'éternel retour en spirale. Achèvement du processus enclenché / Avènement de nos enfantillages au cycle suivant. Qu'avez-vous prévu pour le mois de Mai ? Mai 2008, ce serait symbolique. Le test ultime, prémisses de l'Apocalypse. J'avais prévu 2007 difficile, il fut parsemé de brumes & de carrefours. Que sera 2008 ? L'année de l'infini. Nous graverons enfin le fruit de nos errances. Tout commence calmement - ils se partagent la capitale.


Epagny, le 1er Janvier 2008

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