Icare : fils des lumières

Variation intempestive de nos complexes sur le mythe d'Icare...

06 décembre 2006

C'est toujours le même regard...

C’est toujours le même regard que je cherche dans tous les visages
La lueur de la flamme obscure scintillant dans la brume
La même lueur que je scrute dans chaque nuage
Les formes s’imaginent en une nébuleuse argentée aux lèvres purple
Immaculées de la substance divine
Celles-ci s’engouffrent fougueusement au travers du textile
& vice versa
Je ne sais quel monde j’imagine mais mon âme est là
Je ne sais si je la suis où si je la poursuis
Le physique entreprend ce qu’on pense
& ce qu’on pense
Où l’on va

Une dimension féminine en robe pourpre
Le péril de mes lunes ébènes juste sous mes yeux
Elle ne m’a pas vu penché dans ses inconsidérations
Mais je l’ai flashée, le corps en transe
Son hémoglobine violine me fouettait l’esprit
Je me sentais aimé & violé
Son odeur me collant
Trop forte
Tout en étant absente je la sentais
Ou bien je l’imaginais
Cela je ne sais
Mais je l’imaginais toujours plus présente
& surtout obsédante
Elle dansait sur mes rêves
& c’était le troisième round de notre match de séduction
& après celui-ci
La vague déferlante de féminité inonda littéralement nos âmes fusionnelles
Lorsque la vie le sentit elle nous détruisit
Elle me reprit plus qu’elle n’avait donné

Elle m’a volé !
Mais elle m’a volé si bien que je lui pardonne

Par Twingo - Francky & Thomas D. Lavorel

Posté par Dionysos III à 12:47 - Cadavres Exquis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2006

Esquisse...

primitif6er

Je fais un dessin. J'ai mon crayon et je fais lentement glisser la mine grasse sur le drap : objet de ma fuite. Je fais mon dessin. Désormais le seul idéal de ma conduite, l'unique oracle, le seul dessin. Mon dessin vous dis-je !! Précieux d'entre les précieux, il prend sa sève au fond de mon âme. Chaque perspective est définie à l'avance, je sais déjà par où je vais commencer. Par la fin. J'entreverrai d'abord tous les aboutissants, je les organiserai puis je définirai les actions qui les feront naître. Tout cela se dessine dans mon Esprit. Mais cela me semble confu ; c'est pourquoi je commencerai par la fin. Délivrance d'expériences dérangeantes, ma fuite de ce calvaire ; à présent je suis libre d'exprimer mes histoires, dérangeantes. Rang de la gente du troisième sexe, ses courbes filiformes aux éclats de miel me poussent à avancer plus loin dans mon expérience. Déjà le trait se rassure après l'esquisse d'une forteresse en arrière plan.Le gardien de mes désirs. Un trait large et raviné. Un horizon plus loin tout autour. La mère effleure à peine le drap et une dimension naît, impalpable, indéfinissable : l'Androgyne.

Je ne serai plus jamais ni homme, ni femme et je porte ma bannière. Comme le temps je n'ai pas de frontière, pas besoin de cadre quand on saute les barrières. Je peux observer un détail dans toute son immensité. Le moindre détail, le moindre trait, le moindre point devient un aspect de ma pensée. Le dessin fût la métaphore d'un parcours initiatique qui me conduisit de l'autre côté du miroir, là où les larmes ont un goût de joie. Chrome, la couleur de mon chemin ; tout ce que j'ai vécu dans ce monde révolu. Une histoire fantastique et une scène de torture. Et ce visage qui me revient à peine le matin a posé son voile sur mon sempiternel réveil. Cette enfant effondrée aux larmes bien trop lourdes, aux espoirs etouffés par les cris de son estomac. Cris que je décris sans écrin aux accent de La Cène sur Le Radeau De La Méduse. Son corps s'isole sous mes yeux et la folie se dessine lentement. Pourtant il faut faire vite : son coeur déjà s'éteint. La réanimer. Un souffle de vie, une étoile. C'est pourquoi j'exhibe à tous les vents, les dernières cendres de son corps innondé par la lumière des astres. Samodia mon étoile ! rend cette poudre magique.

Chloé BONNARD, Mathieu ROUCHON,
Thomas D. LAVOREL & Matthieu I. NACHVE

Posté par InacheV à 13:22 - Cadavres Exquis - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2006

Ephémère...

PinkFlo_d1

Compte à rebours… Les heures s’égrainent et les saisons fleurissent. Je déambule dans des dédales dodelinantes au revers dédaigneux

J’erre au fil des temps et des lumières titubant par l’absorption d’un trop de bière. Par la fenêtre j’ai aperçu un éléphant rose : le suivre dans une ruelle sombre et finir face contre terre. Une bouche d’égout

Confiance désabusée et encensée par les vibrations constantes et le flow épuré provenant du charbon vibrant sous ses lèvres divines. Sans m’abstenir de céder à ses charmes vénéneux, j’observe ses sulfureuses séductions surannées sans espoir de souveraineté : mon corps accourt en l’occurrence. Embourbé dans ma désespérance, je m’obstine à viser ses divagations.

Dans la sombre et ténébreuse magnificence de l’orient, en dehors de tout regard, à la vie s’éveille un enfant – innocent – à peine plus pur qu’une paire d embryons particulièrement précoce. Aurais-je le choix de prendre le temps de choisir ? Comment ne pas penser à cette obscure clarté qui se couchera sur mon linceul ? Pas le temps…

Et simultanément, les odeurs, les formes et les couleurs changeantes nous rappelle que l’infini – donc l’éternel – nous englobe ; égrainant ainsi mon corps et ses particules… Durant ce temps, je me (nous) sens vivre. Et dire que c’est déjà la fin…

Asil, Franck y, Seb L.N. & Matthieu I. Nachvé

Posté par InacheV à 13:09 - Cadavres Exquis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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