10 novembre 2007
city complex
Empaillés de naissance, les automates sédentaires sont des épouvantails raides flanqués sur les rides de la terre épuisée. Pâles figures d'envergure, se donnant des airs de sens au désert de leurs sens - à qui font-ils peur ? Ils veillent aux grains mais laissent tout passer ; ils s'éffraient de leurs ombres & cuisent à l'étouffée les étincelles nomades qui poussent à leur pied ; ils veulent des lendemains qui chantent des rêves pas trop durs ; - ils craignent le Crépuscule comme l'assurance de leur propre terme. Lorsque nous marchons sur la nuit, nous les voyons en ruine, fétus tourmentés sous la risée de nos rires.
Thomas D. Lavorel
Lyon, Novembre 2007






