30 janvier 2007
Portrait de Profils Personnalisés
Tout corps étranger inséminé socialement est amené à s'approprier son hôte jusqu'à l'autodestruction...
Approchez ! Approchez braves gens !
Et venez écouter la fantastique histoire
Mais néanmoins fatale & triste du jeune Jean
Fruit de l'éprouvette d'un étrange laboratoire
Lui fût greffé par des scientifiques au regard indulgent
Une puce électronique dans le cerveau à côté de la mémoire
Jean serai gré à l'humble lecteur de pardonner la divagation suivante :
Dans la course au désir les insensibles sont rois
Leurs lourdes couronnes penchées vers l'avant
Pour mieux propulser leurs derrières
Des traces de doigts dans les poches & des poches sous les yeux
Des trousses de secours à portée de main
& des claques chirurgicales à portée de fusil
Dans ce road-trip aux trappes raides
Les sables mouvants ne sont pas nomades
& l'immobilisme n'est pas un point de fuite
Des chaînes aux dents, des portes qui grincent & se referment
Sont ainsi les déboires des désabusés débonnaires
Qui payent de leur amour insensé leur amère déception
Il y a ceux qui foncent & se défoncent
A cœur perdu au son des corps à corps
& il y a ceux qui froncent et dénoncent
En de subtiles salamalecs qu'ils soliloquent
Dans la course au désir les raisonnables sont fous
D'un pas feutré, ils grelottent dans des draps d'argile
Détestant ce qu'ils sont comme ceux qu'ils pourraient être
Déversant leurs râles mêlés d'apoplexie névralgique
Il y a ceux qui pensent mais jamais ne dépensent
Comme le songe hermétique d'un singe à l'allure bonobo
Aux défenses récalcitrantes, à la mèche rebelle.
& puis il n'y a plus rien… à part mes ailes
Matthieu I. Nachvé
Anticipation politique ?
PARIS (AFP) - Un quart de siècle après son abolition, l'Assemblée nationale s'apprête mardi à donner son feu vert à l'inscription de l'interdiction de la peine de mort dans la Constitution, avec l'adhésion quasi-unanime de tous les groupes politiques.
"Nul ne peut être condamné à la peine de
mort": Cet article unique du projet de loi constitutionnelle modifiera
le titre VIII de la Constitution, consacré à l’autorité judiciaire.
Décidée par François Mitterrand,
bravant une opinion publique défavorable, au tout début de son premier
septennat, l'interdiction de la peine de mort, votée le 10 octobre
1981, fait désormais consensus chez les parlementaires.
Jacques Chirac,
qui avait fait partie des 11 députés RPR ayant voté l'abolition en
1981, avait décidé début 2006 de réviser la Constitution afin d'en
consacrer le principe pour qu'il ne puisse pas être annulé par une
simple loi. Une initiative largement applaudie sur les bancs de
l'Assemblée par une large majorité de parlementaires UMP. L'UDF y est également favorable ainsi que le PS et le PCF.
Le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers,
qui a trois représentants au Parlement (un député et deux sénateurs),
s'est en revanche déclaré hostile.
L'inscription de l'abolition de la
peine de mort dans la Constitution permettra en outre à la France de
ratifier deux protocoles internationaux: un protocole européen de 2002
et un protocole de 1989 signé à New York qui prescrit une abolition définitive de la peine de mort.
Comme ils l'ont fait en commission des Lois, les députés devraient repousser en séance les amendements de deux députés demandant le maintien de la peine de mort en cas de guerre et de menace contre la Nation.
Une fois voté par l'Assemblée, le texte
sera défendu le 7 février au Sénat par le socialiste Robert Badinter,
père de la loi de 1981 sur l'abolition de la peine de mort. S'agissant
d'une révision de la Constitution, il sera soumis, avec le gel du corps
électoral en Nouvelle Calédonie
et la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, au vote du Parlement
réuni en Congrès à Versailles, probablement le 19 février.







