11 octobre 2006
Cédric Klapisch
Né le 4 Septembre 1961 à Neuilly-sur-Seine
Le "Peter Pan" du cinéma :
Après une maîtrise de cinéma à Paris et un Master of fine arts à l'Université de New York, Cédric Klapisch réalise des courts métrages ("Glamour toujours", "Jack le voyeur", "Ce qui me meut"). Il s'attaque en 1991 à "Riens du tout", qui tourne en dérision la communication d'entreprises. Adepte des comédies sociales, il réalise ensuite "Le péril jeune" (1995), sur le milieu étudiant dans les années 70 où apparaît Romain Duris, qui deviendra son acteur fétiche.
Romain Duris travaillera en effet à nouveau avec le réalisateur sur "Chacun cherche son chat" (1996). La même année, Cédric Klapisch accepte d'adapter à la demande de Agnès Jaoui et JP Bacri leur pièce de théâtre, la comédie grinçante "Un air de famille", qui remporte le César du Meilleur scénario. Pour son projet suivant, le film d'anticipation "Peut-être" qui se déroule lors de la soirée du 31 décembre 1999, Cédric Klapisch peine à trouver un financement. Il arrive néanmoins à boucler le tournage qui réunit à l'affiche JP Belmondo et son complice Romain Duris.
En 2002, il renoue avec la comédie sociale avec "L’auberge espagnole", en racontant les péripéties d'une sympathique brochette de jeunes étudiants inscrits au programme Erasmus dont il réalisera la suite, "Les poupées russes" en 2005. En 2003, Cédric Klapisch enchaîne ensuite avec le tournage de "Ni pour ni contre (bien au contraire)", un film de gangsters qui tranche radicalement avec ses oeuvres précédentes.
Comment immortaliser la nostalgie :
Quelques jeunes hommes se retrouvent plusieurs années après avoir quitté le lycée. Ils assistent pendant son accouchement la compagne de leur meilleur ami, mort une semaine auparavant d'une overdose. C'est pour eux l'occasion de confronter leurs souvenirs.
Romain Duris
Un comédien multifacettes :
Né à Paris, le 28 mai 1974. Il a étudié les arts appliqués, mais il a abandonné la peinture, pour se tourner vers la musique, où il crée un groupe de jazz-funk-rap, pour l'abandonner aussi. Et, c'est un peu par hasard qu'il s'est tourné vers le métier d'acteur. Romain Duris est un acteur éminemment versatile, crédible aussi bien dans les rôles de fantaisie légère ("Peut-être") que dramatique ("De battre mon coeur s'est arrêté"), ou déjanté ("Doberman").
L'humanisme n'est pas un exemple pédagogique
ROUGEMONT-LE-CHATEAU (AFP) - Pour la première fois, un collège, celui de Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort), a pris le nom de Michel Colucci -Coluche-, décision entérinée début octobre par le conseil général mais condamnée par le maire de la localité.
Ouvert en 1965, le collège de Rougemont-le-Château était depuis lors demeuré sans nom et l'actuelle principale, Véronique Loiseau, arrivée de la banlieue parisienne en 2004, avait notamment reçu pour consigne de lui en trouver un.
Mme Loiseau a raconté à l'AFP qu'elle s'était alors lancée dans une vaste consultation, estimant que "les élèves, les parents, les enseignants et tout le personnel, qu'il soit de la cantine ou administratif, ainsi que les membres du conseil d'administration devaient tous avoir leur mot à dire".
Plusieurs noms, dont ceux de Michel Colucci, Emile Zola, Charles Trenet, Jacques Prévert ou François Mitterrand, ont été soumis à un vote en mai 2006, auquel ont participé plus de 500 personnes. Le célèbre humoriste, mort accidentellement en 1986, est largement arrivé en tête.
"Les Restos du coeur, c'est sans précédent. Coluche a fait quelque chose de bien pour tous les pauvres", souligne Amina, une élève du collège. Selon la principale, les élèves sont "ravis d'avoir été écoutés". "Rien de tel pour les impliquer, les responsabliser, les mener vers une conduite citoyenne", a-t-elle déclaré.
Michel Berné, le maire de Rougemont-le-Château, s'est en revanche insurgé contre le résultat du vote, allant jusqu'à envisager de boycotter la cérémonie inaugurale prévue le 7 novembre avec la présence "espérée" de la veuve de Coluche.
"J'ai bien rigolé avec Coluche mais c'est bien pour une salle de spectacle, pas pour un collège. Il a quand même cassé tous nos élus et nos institutions", a commenté M. Berné qui, lui, avait proposé, pour le collège, le nom d'Emile Keller, un ancien député du Territoire de Belfort.









