10 octobre 2006
Contre courant...
Je suis prêt à faire des efforts pour la personne qui prendra ma place le jour de ma mort...
Ils sont nombreux à vouloir te dire comment vivre : "moi, à ta place..." ; mais aucun d'entre eux n'est capable de nous apprendre comment mourir. Le pire, c'est qu'ils reprochent leur échec aux esprits libres : "Je ne veux pas y arriver donc tu ne dois pas réussir". Ils collectivisent la vie comme on génocide des masses...
C'est si facile de rendre les armes & devenir l'un d'entre eux. Pouvoir alimenter son ulcère en toute impunité et demander à la Sécu d'être remboursé. Trouver la formule mathématique qui permet de fermer les yeux sur les horreurs que l'on finance. Imposer un rythme de vie, autant de martèlements inutiles : "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt". Même cette expression fût détournée et accaparée par un monde d'avarice...
Et si "se lever tôt" signifiait "prendre conscience rapidement"...
Matthieu I. Nachvé
Un hommage bien mérité
JOHANNESBURG (AFP) - L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, prix Nobel de la paix, a assisté lundi à Johannesburg au lancement officiel d'un livre intitulé "Mandela, le portrait autorisé" dans lequel ses amis et des personalités mondiales lui rendent hommage.
Le président sud-africain Thabo Mbeki
était également présent aux côtés de son prédécesseur, mais aucun des
deux hommes n'a fait de déclaration.
C'est Trevor Manuel, ministre des
Finances, qui a pris la parole pour saluer le héros de la lutte
anti-apartheid et premier président noir de l'Afrique du sud
(1994-1999), le qualifiant "de force qui a remodelé l'histoire".
Ce "portrait autorisé", luxueux livre de
textes et de photos, est préfacé par Kofi Annan, secrétaire général de
l'ONU sortant, et par Desmond Tutu, ancien archevêque du Cap
(sud-ouest), "conscience" de l'Afrique du Sud d'hier et d'aujourd'hui,
ami de Mandela.
L'ancien président américain Bill Clinton
y raconte combien Mandela a été pour lui une source d'inspiration.Il explique que lors d'une
conversation avec Mandela, ce dernier lui avait expliqué comment il
s'était battu pour "ne pas donner" son coeur et son âme à ses geoliers
du bagne de Robben Island au large du Cap où il a purgé la
quasi-totalité de sa peine de 27 ans de prison pour "trahison".
Auteure des entretiens avec les
personnalités étrangères publiées dans le livre, la journaliste et
écrivain britannique Rosalind Coward, a expliqué à l'AFP que ce qui
l'avait le plus "marqué", c'est que ces personnalités appréciaient que
Mandela ne les jugeait pas.
"Par exemple", le Premier ministre britannique Tony Blair, "savait que Mandela désapprouvait fortement" l'intervention en Irak,
dit-elle. Ils en ont parlé "ouvertement (...) mais Tony Blair ne se
sentait pas jugé et Mandela a maintenu ouvert les canaux de
communication".







