Icare : fils des lumières

Variation intempestive de nos complexes sur le mythe d'Icare...

04 octobre 2006

"Rappeur rural"

Kamini

MARLY-GOMONT (AFP) - "Je viens pas de la cité mais le beat est bon/je viens pas de Paname mais de Marly-Gomont" : avec un clip amateur sur internet, Kamini, rappeur "rural", a connu rapidement la notoriété en racontant ses souvenirs de gamin noir dans un tout petit village de l'Aisne.

"Marly-Gomont est une chanson qui raconte ma vie", assure le rappeur, assis au pied de la belle maison picarde en briques rouges où son père d'origine congolaise avait installé son cabinet de médecin généraliste au rez-de-chaussée.

Au milieu des bocages & des vaches laitières, le fils du docteur s'est fait traiter de "bamboula", "pépito" ou "la noiraude" à l'école, car "dans la bouche des enfants/réside bien souvent la vérité des parents", si l'on en croit sa chanson.

"Il n'y a pas de bitume/que des pâtures/ça n'empêche que j'ai croisé/pas mal d'ordures", ajoute le texte. Les mots sont durs, mais le ton est sans violence ni rancune. Le clip est même un petit bijou d'autodérision, dans lequel le chanteur promène sa silhouette urbaine au milieu des veaux et des tracteurs, en rappant avec les agriculteurs!

A l'origine, le clip, tourné avec une copine étudiante en audiovisuel, ne devait servir qu'à démarcher les grosses maisons de disques pour enregistrer un album, avec le soutien d'un petit label de Lille, La Plèbe.

Depuis, plus d'un million de personnes ont vu le clip sur www.kamini.fr ouvert le 21 septembre. Une semaine plus tard, le rappeur des champs passait en prime time sur Canal Plus, sans oublier un reportage au 13H00 de TF1 de... Jean-Pierre Pernaut.

Posté par 7Lumieres à 14:31 - Actualité - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dernier jour d'un condamné

Condamn_Victor HUGO (1802-1885)

"Adieu l'espoir, adieu les roses, adieu la nature et le vent ; tout cela n'est plus à moi. Et Marie, ma pauvre petite fille ! Qui t'aimera désormais ? Mon cœur saigne toute ma rage..." Qui parle ? Un homme semblable à tous les autres, dans l'attente de la mort. Dehors, dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n'en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, se souvient du bonheur enfui... Qu'espère-t-il ? Conserver la force de se tenir debout. "Que ce que j'écris ici puisse être un jour utile à d'autres, que cela arrête le juge prêt à juger, que cela sauve des malheureux, innocents ou coupables, de l'agonie à laquelle je suis condamné..."

L'histoire :

Le livre est le journal d'un condamné à mort, qui se propose d'écrire ce qu'il vit pendant les dernières semaines avant son exécution. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu'il a fait pour être condamné : l'œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l'angoisse du condamné à mort et ses derniéres pensées, et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats.

Posté par InacheV à 13:45 - Littérature - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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