Icare : fils des lumières

Variation intempestive de nos complexes sur le mythe d'Icare...

03 octobre 2006

Rouge Séchan

visuel_rouge_sang_mini Hier, 2 Octobre 2006, sortait chez les disquaires le dernier album de Renaud Séchan - ROUGE SANG.

J'avais rêvé, une nuit de mémoire, il y a quelques mois déjà, que le bougre de poulbeau nous reviendrait avec un double album à la hauteur de ses talents - dont il a su faire preuve à de nombreuses reprises. Je me souviens que, dans mon rêve, je racontais que même sa voix était redevenue mélodieuse comme autrefois, lorsqu'il nous chantait Amoureux de Paname. Douce rêverie... Car si celui que l'on surnomme parfois, toujours facilement, "le milliardaire rouge", débarque sur le marché avec un double album, ce dernier né de sa discographie n'est pas du cru des anciens, il faut l'avouer.

24 titres donc, certains composé par Renaud lui même, d'autres par Alain Lanty (déjà présent sur Boucan d'Enfer), une chanson, & pas des moindres, composée par sa nouvelle tendre & blonde Romane Serda (J'ai retrouvé mon flingue (sic)) & toujours l'éternel Jean-Pierre "Titi" Buccolo, toujours présent, toujours à la réalisation, toujours pareil à lui même. Ce n'est pas pour dire du mal, mais ce n'est pas avec lui que Renaud désengluera sa poésie.

24 titres, dont le meilleur étrangement, est le seul qui n'est ni écrit ni composé par Renaud, ni par aucun des membres de son équipage (Rien A Te Mettre - écrite & composée par Benoît Dorémus) ; à noter aussi cette tentative pseudo-érotique de Je m'appelle Galilée, qui reste malgré tout une chanson pas trop mal écrite....

On est bien loin du sommet que représente - à l'égard de votre serviteur - Marchand De Cailloux, qui restera, je pense, dans son histoire, comme l'album d'une consécration poétique, d'une assise poétique, d'une place particulière qu'il s'était taillé pendant vingt ans à coup de mobylettes parmis les grands de la chanson, & de la poésie (au sens le plus pompeux du terme). Parce qu'il avait quelque chose Renaud, une saveur particulière des mots, une provocation plutôt intelligente & principalement tourné vers la dérision - c'est ce qui faisait mouche dans ses chansons : l'ironie, envers le monde & envers soi...

Aujourd'hui, que reste-t-il ? Sa provoc' manque de conviction, de sincérité, d'authenticité - quelque soit le Renaud qu'il est aujourd'hui - Il semble que le chanteur aux santiags s'entête à retrouver un style d'écriture qui n'a jamais été le sien. Son discours semble plus naïf, plus puéril ; son engagement & les intentions qu'il y dissimule - certainement louables - se perdent dans une écriture maladroite & parfois facile...

(La chute de cette "critique" est plutôt brute, voire inachmiste, mais ce n'est là que le fruit d'une première écoute & d'une première lecture des texte... complètera qui voudra...)

Posté par Dionysos III à 16:49 - Chanson - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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